I- Le constat en France

Première Partie

I- Le Constat en France :

 

A)   Le constat des Horaires, les programmes

 

Aujourd’hui, la France est l’un des seuls pays européens à appliquer de telles horaires : Les écoliers français de primaire commencent les cours à 8 heures et demie et terminent à 16 heures 30.

Alors que nos voisins européens finissent les cours beaucoup plus tôt, en général mais ont un jour de cours de plus par semaine. (5 en général  contre 4 en France)

La réforme va consister à passer à une semaine de 4,5 jours en France, au lieu de 4 heures. Et les cours se finiront à 15H30.

Prenons l’exemple de l’Allemagne. Les journées de classe sont bien, plus courtes :

Les élèves finissent en général entre 13 heures et 14 heures.

Les activités de l’après-midi ne sont pas prises en charge par l’école. C’est aux familles de les financer. Pour les plus aisées, cela ne pose pas de problème. Mais chez les autres, cela pousse souvent les mères à s’arrêter de travailler.

Dans le secondaire, les horaires sont aussi très chargés : Les élèves commencent à 8 heures et peuvent finir à 17 heures, voire à 18 heures, ce qui est vraiment énorme par rapport aux autres pays d’Europe.

Nous pouvons donc comprendre que les élèves français soient fatigués.

Cela peut donc nuire aux résultats des élèves

 

B)    Les conséquences sur les élèves

 

Les scientifiques constatent que lors d’une semaine de 4 jours (avec donc des journées très chargées) les élèves sont souvent très fatigués et ont parfois beaucoup de mal à suivre en classe. Notamment lorsque l’élève en question pratique une activité          extrascolaire. (Pratique d’un sport notamment)Jeune fille fatiguée

Les enfants sont compressés, et cela s’en ressent sur leurs résultats dans le secondaire ; On ressent beaucoup de fatigue chez les élèves (Stanislav Renguelov)

C’est d’ailleurs une des raisons principales qui a poussé Vincent Peillon à faire une réforme sur les rythmes scolaires.

Lorsque l’élève est fatigué, ses résultats sont en général beaucoup moins bons. Pour que l’élève réussisse en cours, il doit être en forme, reposé.

La semaine de quatre jours perturberait leur horloge biologique, altérerait leur capacité de mémorisation et provoquerait des carences de sommeil.

Cela peut justifier un bon nombre de choses : notamment l’échec scolaire. Les nombreuses heures de cours de la scolarité française fatiguent les élèves, et les font parfois entrer dans un état de stress. Si l’élève à des difficultés à l’école, il va perdre confiance en lui et il va commencer à ne plus aller dans certains cours. C’est comme cela que commence l’absentéisme, et même l’échec scolaire.

Le professeur J. Bernard souligne d’ailleurs les conséquences du surmenage sur les élèves dans son rapport au ministre en 1974 : « Un système qui ne tient pas compte en premier lieu de la biologie de l’enfant et de l’adolescent, est une menace sur sa santé et le rend inapte à fixer les connaissances enseignées. L’éducation la meilleure est inefficace si elle n’est pas reçue. »

 graphique sur l'échec scolaire

Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons voir qu’il existe de nombreuses inégalités en France : En effet, la plupart des enfants issus des quartiers défavorisés ont au moins un an de retard dans leur scolarité.

A l’inverse, les élèves issus des quartiers les plus favorisés sont une majorité à être à l’heure dans leur scolarité.

Classement PISAGrace au classement PISA exposé ci-dessus, nous pouvons voir que la France n’est pas très bien classée au vu du nombre d’heures de cours par semaine qu’elle comprend dans l’enseignement. Par ailleurs, Nous pouvons aussi voir que le premier pays européen est la Finlande.

On peut donc en conclure que le nombre d’heures de cours ne veut rien dire sur les résultats des élèves.

Selon PISA,  le système scolaire français cherche à tirer les meilleurs vers le haut, plutôt que d’élever le niveau de l’ensemble des élèves en assurant la réussite de tous.

Par exemple, l’écart de performance en lecture entre les élèves les plus forts et les plus faibles est plus élevé en France que dans la plupart des autres pays.

En clair, l’école française est inégalitaire.

 

C)    Le budget des écoles françaises

 

Aujourd’hui, en France, beaucoup de personnes se plaignent du faible budget alloué aux écoles françaises.

Elles n'ont pas de budget de fonctionnement comme les établissements publics locaux d'enseignement, collèges et lycées. Les personnels enseignants dépendent de l'Éducation nationale. Ainsi le maire n'a aucune autorité sur les enseignants.

Il existe aussi des coopératives d'école. Les directeurs sont souvent, mais pas nécessairement, présidents de la coopérative de l'école à laquelle cotisent parfois les parents.

Entre 2007 et 2011, près de 175 000 postes au total ont été supprimés dans l’éducation nationale dont 65 000 enseignants.

De plus, cela fait quinze ans que la France réduit l’effort qu’elle consacre à l’école.

La dépense intérieure d’éducation par rapport au PIB est passée de 7,6% En 1997 à 6,7% en 2008.

C’est une exception ! En effet, dans les pays de l’OCDE, la part du PIB consacrée à l’éducation a augmenté.

La France partait d’un niveau élevé de dépenses qui la faisait figurer dans le peloton de tête des pays de l’OCDE.

Mais aujourd’ hui, sa position s’est dégradée : en 1995, elle occupait le 4ème rang. En 2009, elle était au 13ème rang.

En France, la dépense annuelle moyenne par élève est de 5500 Euros par élève en maternelle et 5800 Euros à l’école élémentaire.

Le cout d’un élève de primaire est inférieur de 17 % à celui de la moyenne des pays de l’OCDE.

De plus, la mise en place de cette nouvelle réforme va couter très cher aux municipalités. A elles, par exemple, de prendre en charge les ouvertures de cantines le mercredi midi ou l'embauche d'animateurs pour assurer les activités périscolaires.

C’est pourquoi certaines communes sont entièrement contre cette nouvelle réforme.

Heureusement pour les communes les plus pauvres, la réforme pourra être appliquée en 2014 au lieu de 2013, ce qui était initialement prévu.

Mais nous pouvons constater que peu de communes vont appliquer cette réforme a la rentrée 2013 : Début mars, sur les 51 plus grandes villes de France, 19 vont appliquer la reforme a la rentrée 2013 et 14 a la rentrée 2014. 18 n’avaient toujours pas décidé. Heureusement, elles ont jusqu’au 31 Mars pour faire part de leur décision.

Lorsque l’on voit que les grandes villes, avec donc un fort budget sont partagées, on peut donc en déduire que les petites communes avec très peu de moyens appliqueront cette réforme a la rentrée 2014 et cela agace d’ailleurs les maires de ces petites communes, qui sont contre cette réforme.

Budget écoles françaises

Nous allons maintenant voir ce qu'il en est dans les autres pays d'Europe.

 

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