III- La réforme

A) La réforme: Avantages et inconvénients

 

La réforme : Une nouvelle réforme va être mise en place en 2014 dans le secteur primaire par Vincent Peillon. Cette réforme consiste à passer de 4 jours de travail par semaine à 4 jours et demi et donc permettre aux élèves d’avoir des journées moins longues et donc moins fatigantes. Depuis la mise en place de la semaine à 4 jours en 2008, les élèves français travaillent 144 jours alors que la moyenne de l’Union Européenne est de 187 jours de travail. En conséquence, leurs journées sont plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves de l’Union Européenne. Mais cette réforme a ses avantages et ses inconvénients.

  

Les avantages pour : 
Les enfants : -Des journées moins longues car ces journées ne comporteront pas plus de 5h30 de travail, le mercredi ne comptera pas plus de 3h30 de cours et une pause repas d’au moins 1h30 minimum. 
-Ceux qui pourront être récupérés a 15h45 auront effectivement des journées moins longues 
- En finissant à 15h45, les enfants auront donc plus de temps pour faire leurs devoirs 
Les parents : Il n’y aura moins frais à payer pour faire garder les enfants chez une nourrice ou au centre-aéré le mercredi matin car désormais ils auront cours.
Les professeurs : Une préparation plus courte et des corrections plus courtes pour le mardi, mercredi, jeudi et vendredi
Les communes : Pour encourager les communes à accepter de passer à 4 jours et demi, l’Etat a annoncé un «fond d’amorçage » de 250 millions d’euros versés aux communes. Pour les communes commençant dès 2013, elles recevront 50 euros par élèves et 90 euros dans les zones difficiles.

  

Les inconvénients pour :
Les enfants : - Des journées quasiment aussi longues 
-Plus de journée pour souffler un petit peu avant le week-end 
-suppression des activités des centres de loisirs qui dure une journée entière (piscine, patinoire)
- les activités sportives se feront donc en soirée et certains vont donc abandonner ou d’autres seront encore plus fatigués
Les parents : - réorganisation du planning pour venir chercher les enfants et surtout les mercredis 
Les collectivités locales : - coût du périscolaire, de la cantine, coût du matériel scolaire à racheter, coûts du chauffage, de l’électricité, réorganisation de ménage, du personnel de cantine 
Les enseignants : - frais en plus pour les enseignants ayant des enfants de bas âge
-coûts supplémentaire pour le déplacement le mercredi 
-problème pour pouvoir mettre en place des réunions
- manque de temps pour la préparation des cours donc des cours peut être moins bien structuré

Conclusion de la réforme : 
On peut voir avec ces exemples que les inconvénients y sont plus nombreux que les avantages et donc que cette réforme scolaire n’est peut être pas la solution la mieux adaptée pour subvenir à ces problèmes scolaires.

 

B) Que pensent les professeurs , les élèves , les communes et les parents ?


Les enseignants du primaire veulent une grande réforme… mais pas celle des rythmes :

-les enseignants du primaire ont majoritairement voté pour le « changement » à la dernière présidentielle... Ils veulent du changement, comme ils l’ont exprimé dans un sondage réalisé par Snuipp-FSU , principal syndicat des professeurs des écoles, et l’institut d’études Harris interactive. 

Selon les résultats, 89% d’entre eux attendent du ministère de l’éducation nationale qu’il engage une réforme de l’école primaire. Plus précisément, 38 % veulent une vraie révolution (ils souhaitent que cette réforme « revoie le fonctionnement actuel de l’école dans sa totalité ») ; 61 % se contenteraient de progrès «sur les aspects qui fonctionnent le moins bien ».

Ce que veulent avant tout les enseignants du primaire, ce sont des classes moins chargées : 81 % estiment que la baisse du nombre d’élèves par classe est une mesure « prioritaire ».

-Le principal syndicat de parents d’élèves, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) est en faveur de la réforme au niveau national et souhaite son application dès la rentrée 2013. Or, dans certaines villes ou collectivités, les syndicats de parents d’élèves, y compris la FCPE, se sont prononcés contre cette réforme. La situation n’est donc pas homogène. Les parents pensent qu’ils sont beaucoup trop chargés , ils sont aussi très sceptiques quant à l’organisation de l’après midi car il faudra des animateurs et des activités à la sortie de la classe , et cela parait tellement énorme comme modification de la structure et des responsabilités des questions d’assurances qu’ils voient mal comment cela se mettra en place dans l’immédiat. Ils veulent aussi que les devoirs soient faits à l’école  de façon à ce qu’ils continuent le travail personnel et bien le faire au sein de l’école car l’accueil à la maison est totalement inégalitaire , d’un coté il y a des enfants qui peuvent largement être aidés par leur parents alors que d’autres sont complètement livrés a eux-mêmes.

 http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT0oTlVmxYKlYulCYco4Y988-cvHUX_RUhzwhZWggfe4l5nclkf7hSrOezL

-Les enfants disent qu'ils sont déjà fatigués par le rythme scolaire actuel et le fait d'aller à l'école le mercredi les fatiguera encore plus surtout que ce jour est particulièrement réservé aux loisirs, aux activités sportives etc.. Le mercredi permet une coupure pour que l'enfant récupère.

Mais d'un autre côté, cela raccourcira les autres jours d'écoles.

 Les communes : Laurent Derrien est directeur général adjoint des services de la mairie de Castelginest (Haute-Garonne), près de Toulouse. C’est une commune de moins de 10 000 habitants à « l’endettement faible » ; 300 enfants de primaire et maternelle y sont scolarisés, encadrés par une vingtaine d’animateurs. Laurent Derrien s’occupe des questions de petite enfance et d’éducation.

En cas d’application du décret en septembre, il craint « un doublement de la fréquentation de la plage périscolaire ». Il estime que si la classe finissait à 15h45, la grande majorité des enfants, que les parents récupèrent habituellement à 16h30, viendraient gonfler l’effectif des garderies et de peut être les saturer.
Témoingnage de Laurent Derrien :

« Un animateur qualifié nous coûte environ 17 000 euros à l’année. Avec la réforme, il nous en faudra sept ou huit de plus à Castelginest. D’après mes calculs, rien que le fonctionnement de la cantine le mercredi nous coûtera 80 000 euros supplémentaires. » :       Source: Rue 89

Sans compter le coût des transports scolaires le mercredi, qui sera autre compétence laissée à la charge des mairies. Et pour lui ce n’est pas la dotation de 250 Millions d'Euros pour 2013-2014 promise aux communes qui appliqueront le décret en septembre qui permettra le bon fonctionnement de cette réforme, il la qualifie comme « une goutte d’eau dans l’océan de dépenses à venir »,

Transports scolaires

Michel Houel, président de l’Association des maires de France (AMF) de Seine-et-Marne et sénateur-maire (UMP) de Crécy-la-Chapelle, tient le même discours. Concernant sa commune, où résident un peu plus de 5 000 personnes, « financièrement à l’aise », il a déjà fait un rapide calcul : la réforme lui coûterait 70 000 euros. Il dispose de « quatre ou cinq animateurs qui interviennent le midi ». Pour couvrir les plages horaires qui deviendront libres suite a la réforme des rythmes , il lui en faudrait vingt au total. Il explique que L'AMF estime le coût de de la réforme a 150€ par élève et que une charge que la dotation ne compensera que d’un tiers, et de manière temporaire.

Il réclame:

-une "aide pérenne"  du gouvernement, face à des dépenses importantes et durables ;

-"pas de pénalité financière" pour les communes qui reportent l’application à 2014.

 

A Schœlcher, quatrième commune de Martinique, les problèmes sont exactement les mêmes qu’en métropole. Chantal Beaucelin est adjointe au maire, en charge de l'éducation et de la petite enfance, elle est aussi directrice d'une école. Elle aussi estime que la mairie « n’a pas les moyens budgétaires » de concrétiser la réforme des rythmes scolaires. Elle décrit un environnement avec beaucoup de « difficultés sociologiques ». Lorsqu’elle discute avec les parents d’élèves et avec ses enseignants, elle constate qu’ils comprennent mal les enjeux et l’intérêt de cette réforme :

 « Tout le monde se demande à quoi ça rime. Les parents ne comprennent pas en quoi gagner trois quarts d’heure par jour aiderait leurs enfants à réussir. Les enseignants ne se sont pas encore approprié la réforme, ils craignent de ne pas avoir assez de temps pour suivre les élèves en difficulté.»

Elle déplore un « manque de communication » de la part de l’Etat et plaide donc pour un délai supplémentaire pour la mise en œuvre de la réforme.

Heureusement, les communes ont jusqu'a 2014 pour appliquer la réforme.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site